Wednesday, October 9, 2013

Top 5 #2

5 moments galères : 

 

- le portable qui tombe dans la poubelle à couches, la seule et unique fois où la dernière couche n'a pas été hermétiquement bien fermée.

- l’éternuement gerbouzé; en facetime. Des détails?

- le gros pipi, quand tu l'as nue contre toi, juste avant le bain. Et que toi, ben t'es pas nue quoi. Et que t'es seule. Et qu'il va falloir lui donner le bain, la sécher, l'habiller avant d'espérer pouvoir te laver changer.

- elle s'est (enfin) endormie, tu attends sagement 10, 15 voire 20 minute avant d'oser la poser et la, tu sais pas pourquoi vu que tu fumes plus depuis un an, te mets à tousser fort et bruyamment. Et plus tu essaies de te retenir, plus tu étouffes, plus tu tousses. Il est 21h40, tu n'es pas ni alimenter, ni laver, ni détendue. Mais tu l'aime !

- la couche qui déborde, au milieu de la nuit, et que tu vas changer. Quand tu réussis à refermer cette *$@#&^¤ (putain) de grenouillère de *$@#&^¤ (merde), elle s'arrête enfin de hurler pour mieux te vomir une quantité incroyable de fromage Féta  fantastiquement bien réparti entre tes cheveux et sa *$@#&^¤ (putain)de grenouillère de *$@#&^¤ (merde). Il est 5h du mat', l'Homme ronfle tranquilou. Tu le hais et tu hésites entre le réveiller de la manière la plus sadique qu'il soit (un million d'idée de traverse l'esprit), te mettre à hurler aussi fort que ta fille (qui, maintenant qu'elle a le ventre vide, a la dalle) ou te jurer qu'elle sera fille unique. Ou les trois. Mais tu l'aimes hein?!

Au moins, ça la fait marrer.

Tuesday, October 8, 2013

BARCELONE SUR LA COSTA BRAVA

La capitale de la catalogne est la seconde ville d'Espagne, située sur la très célèbre Costa Brava, Barcelone à tout d'une grande capitale, vie frénétique, prix exorbitant mais beauté exceptionnelle.
Elle possède un port ralliant les Baléares, la Sardaigne, l'Italie et l'Algérie.
Barcelone possède une très belle plage de sable au nord du port ou vous rencontrerez les locaux jouant aux dominos s'adonnant à tous les sports de plage branchés.
A ne pas manquer à Barcelone: les Ramblas, la Sagrada Familia, parc et palais Guell, la casa Mila, Montjuic et l'hopital Sant Pau.
le meilleur moment pour partir en séjour à Barcelone est de Mai à juin : l'eau est encore fraiche mais la température de l'air fait penser à l'été en France, Belgique, Suisse ou Canada ... T-shirt et tongs sont de mises !!!
Bien que les journées soient courtes, septembre à mi octobre avec une température agréable possède un charme certain, seul hic le soleil se couche tôt mais la température de l'eau est excellente à cette époque.
Les plages sont nombreuses : La baie de rosas, Lire la suite ...

Monday, October 7, 2013

I am une maman ! raconte

 I am une maman ! blablate, bavarde, te raconte et se la raconte !

Le maternage, tu connais? C'est le nom donné aux pratiques dont sont adeptes certains parents, comme l'allaitement, le cododo, le portage, l'éducation non violente, ou encore la diversification menée par l'enfant (DME). 

Il y a peu, j'ai lancé le débat sur le célèbre forum Au Féminin, histoire de connaitre l'opinion de la ménagère de moins de 50 ans. Les avis sont mitigés, nuancés ou très arrêtés, favorable ou totalement contre . En voici un extrait, cuisiné à ma sauce, à manger au second degrés car parfois exagérés! Certaines parlent de mode, d'autres y voient le désir de sentir différente et donc mise en valeur. Elles montrent du doigt le besoin d'être une mère parfaite ou la peur de voir grandir son bébé trop vite, bébé que l'on va donc materner le plus possible, dans l'espoir qu'il tète encore à 20 piges. Elles mettent en garde notre condition féminine, en pensant que faire toutes ces choses aliènent la femme, la réduisant à son unique rôle de mère, la poussant à agir à l’extrême en ne se consacrant qu'à son enfant puisqu'elle s'ennuie, laissant donc de côté le malheureux papa, qui lui ne trouve pas, dans cette relation fusionnelle et malsaine, son rôle de père. (Attends, je reprend ma souffle) Il y en a qui pense qu'il faut vivre dans une yourte, bouffer des légumes bio, se faire des couvertures en poils d'aisselles et recycler les peaux de mandarines pour adhérer à ce genre de pratique ! En plus dormir avec son enfant c'est dangereux,  le porter c'est retarder son autonomie et l'allaiter c'est chiant. Et y a celles qui ne mettent que des smileys moqueurs, et ça, ça veut tout dire !

Il y a aussi celles qui se sentent tout simplement mère, qui n'aiment pas donner un autre nom que celui de "maman" à la manière dont elles s'occupent de leurs enfants et qui composent en fonction du caractère de chacun et de la vie en général. Celles qui approuvent à fond et qui donnent pleins de bonnes raison de materner. 

Et puis il y a moi, parce qu'il faut bien que je donne mon avis. Moi qui porte, moi qui allaite, moi qui cododote, moi qui m'imagine en mère communicante et attentive. Et moi qui ne savait rien de ce retour aux sources qu'est finalement le maternage. Retour à ce que nous avons pourtant toujours fait, sans se dire que c'était trop cool, parce que de toute façon nous n'avions pas bien le choix !

Moi j'ai d'abord été enceinte, et tu le sais déjà, je n'ai pas trouvé ça chouette, du tout. J'ai eu peur pendant 9 mois, de tout. Pour elle, pour moi, pour mon couple. Je passais mes journées à me regarder le nombril grossir (et devenir un troisième téton), me posant 1000 et 1 questions sur la manière dont j'allais m'en sortir. Quelle mère serais-je? C'est quoi d'ailleurs "être mère"? Faut faire quoi? Faut aimer comment? Comment on s'occupe d'un bébé? Des tas de questions chiantes. Et tu sais quoi, je n'ai toujours pas les réponses! 
J'ai acheté poussette, biberon, tétines, berceau, lit, transat, la totale Chantal (oui madame, j'ai osé...poils au nez). Et je ne regrette pas du tout d'avoir toutes ces choses...dont je ne me sers pas! 

J'ai tout de suite fait en fonction de ma fille, des ses besoins, de ses attentes et de ce que je pouvais (ou non) lui offrir. Et en grande fainéante que je suis, j'ai aussi recherché la simplicité. Je trouve que c'est plus simple d'allaiter, plus simple de dormir ensemble, plus simple de la porter que de me trimballer une poussette énorme impliable, inouvrable, de 200 kg dans le métro de Madrid. Il y a autre chose que je ne dit pas mais qui me semble évident : j'aime ça. ON aime ça ! Et ON va bien, merci ! On réinvente notre couple, accordant à notre la place qu'elle doit avoir dans notre vie, ni plus, ni moins. Je trouve ça beau de voir ma fille dormir en grenouille,  un bras sur le torse de son père, la bouche ouverte, comme lui. Je trouve ça doux de la sentir respirer tout contre moi. Je trouve ça sexy de voir mon mari porter Louloute dans ses bras ou dans l'écharpe. Je trouve ça rassurant de la savoir contre moi pendant que je m'active ou me promène.

Le maternage prend des dizaines de formes, et il s'agit avant tout d'amour. Il est dit que le maternage est l'art d'être mère. Elle n'est pas moins mère celle qui donne le biberon plutôt que le sein. Elle n'est pas moins mère celle pousse que celle qui porte. Elle n'est pas moins mère celle qui craque face à un enfant qui cherche ses limites. Le reste, pour moi, n'est qu'une question d'idéologie, de conviction et de désir. J'aimerais être une mère douce et calme, qui explique en parlant plutôt qu'en criant, c'est mon idéal. J'ai la conviction que mon lait est meilleur pour mon enfant que le lait de vache. Je suis convaincue que le portage, "l'attachement sécure" est bénéfique et contribue, paradoxalement, à l'autonomie de l'enfant. J'aime aimer ma fille et j'aime l'aimer de cette manière. 


Pour aller plus loin :

Michel Odent - Le bébé est un mammifère
John Bowlbi - Attachement et perte
Baby-Led Weaning : The essential guide to introducing solid foods
www.diversificationalimentaire.com

Pour en discuter et échanger avec des internautes super sympa et toujours à l'écoute, le groupe Facebook de Stéphanie Morganlolajordan : Maternage Proximal





.

Saturday, October 5, 2013

Ce qui a changé...depuis qu'elle est née !



- Je me tâte les seins pour savoir lequel lui donner en premier.
- Je suis même capable de le faire en public.
- Et maintenant, j'ai des seins.
- J'espère de tout cœur qu'un être humain va bien faire caca et ça, c'est che-lou quand même.
- Je suis en extase dès qu'elle bouge un sourcil. Attend, mais elle les bouge vachement bien, ses sourcils.
- Je ne sors plus jamais  « vite fait » acheter du pain. Je vais bien acheter du pain, mais ce n’est plus "vite fait"
- Je reçois 1000 "conseils", recommandations et avertissements de tout le monde et sur tout ce que je fais (ou ne fais pas). Même que des fois ça gave, grave.
- Ma mère me répète que l'éducation c'est moi, mais elle enfourne quand même, discretos, une sucette dans la bouche de ma descendance. Bouche qui va prendre, ensuite, mes tétons pour du plastic. Ou pas. Bon c'est légitime comme peur non?!
- Je chante, je tire la langue,  j'me cache derrière mes mains, je fais toutes sortes de petits bruits et tout ça dans l'espoir d'obtenir un sourire. Sourire qui fera ma journée.
- L'alcool
- La clope 
- La taille de mon jean
- Mes gouts : y a rien de plus beau qu'elle. Sérieusement, c'est vrai.
- Mes priorités : avant c'était moi, mon mec, moi, ma famille, moi, mes copines, moi, la bouffe, moi et moi. Maintenant c'est elle, elle, elle et elle. Et mon mec aussi (parce qu'il lit) (je plaisante) (si, vraiment, je plaisante)
- Je mange froid. La viande, le riz.
Même la purée.
- Je bois froid. Même le café.
- Je bois du café.
- J'aime, à la folie, pour la vie, quoi qu'il se passe, quoi qu'elle fasse.

L'expression "du rire aux larmes" prend tout son sens !

Thursday, October 3, 2013

Coup de Coeur #1


I am une maman ! partage avec toi un de ses coups de cœur produit/méthode/moment/autres... et t’explique pourquoi elle kiffe !

Aujourd'hui on parle de l'allaitement (ceci est un billet drôle et non un article pour La Leche League)



Attention, il ne s'agit pas d'une critique envers les biberonneuses! Ni d'une manière détournée de dire  qu'elles sont de moins bonnes mères. Je ne vais pas non plus t'expliquer pourquoi c'est mieux d'allaiter, je ne suis pas médecin/pédiatre/donneuse de leçon. Je vais te raconter pourquoi moi j'aime ça, pourquoi c'est mon coup de cœur et pourquoi je passe de bons moments, les seins à l'air !

Avant que Louloute ne vienne au monde, je ne savais pas vraiment si j'allais ou si je voulais allaiter. Ce que je ne voulais pas, c'était de me mettre la pression, de m'angoisser pour rien. Je voulais juste accoucher (genre l’obsession tu vois?). Aux copines, je disais "je sais pas, je crois pas,  j'aimerais bien retrouver mon corps, ma vie..." Traduire par "je sais pas, je crois pas, j'aimerais bien me (re)mettre la gueule à l'envers à coup de Téquila et retrouver ma vieille copine, la nicotine".

Dans mon entourage français (je vis en Espagne. Suis un peu!), personne n'avait allaité et ceux qui avait tenté l'expérience, n'en pensait pas que du bien et/ou n'avait pas réussi. J'ai entendu toute sortes de choses, pas très positives. Pas du tout positive même. Viens, je te fais une liste !

Des vraies : 
-au début, ça fait mal/très mal/horriblement mal/elle veut me l'arracher ou quoi? (rayer la mention inutile)
-vers 3 semaines, 1 mois et demi, 3 mois, etc...c'est dur et ça s'appelle des pics de croissance
-ça donne soif
-tu seras pas toujours soutenue, tu seras parfois démoralisée, et même souvent pas appuyé du tout. On te conseillera sans savoir, on t'affolera sans raison.

Et des moins vraies  (voire des fausses) : 
-tu risques de ne pas avoir assez de lait
-ou pire, du lait de mauvaise qualité
-il y a un rapport avec la sexualité trop présent et dérangeant
-si tu manges des poivrons, ton lait il aura le goût de poivron
-c'est aussi contraignant que de donner le biberon

Tu l'auras compris, j'étais pas franchement jouasse et surtout pleine de doutes. L'Espagne, elle, est plutôt pro-allaitement. Je n'ai pas suivi les cours de préparation à l'accouchement mais la sage-femme que je voyais de temps en temps me parlait de l'allaitement comme d'une "obligation", quelque chose de normal, de logique. Elle ne voyait pas trop pourquoi je préfèrerais m’embêter à biberonner alors que j'ai là, sous mon tee-shirt, deux garde-manger, prêts à l'emplo. Et franchement, c'est vrai que c'est pratique. Les contraintes des heures, des biberons à prévoir, à laver, du lait à acheter, je ne connais pas. La nuit, elle ne pleure jamais. Elle mange et se rendort illico. Moi aussi! Le papa, lui ne se réveille même pas. Cette manière qu'elle a eu de m'expliquer l'allaitement, simplement, m'a beaucoup aidé et a fini de me convaincre d'essayer. 

Louloute à commencer à téter, elle n'avait pas 1 heure. J'ai tout de suite aimé, tout de suite compris que pour que ça marche, fallait être en symbiose, elle et moi. Il fallait que je lui fasse confiance, que je réalise que, pour elle non plus, ce n'était pas évident. Son premier regard m'a bouleversé, transporté et c'est à ce moment là que je suis devenue maman. Je suis restée 48h à la maternité. En sortant, j’étais une allaitante comblée. Ces 48h ont été décisives mais pas toujours faciles (ni agréables). Certaines sages-femmes m'ont bien conseillé. D'autres ont été supra-connes. J'ai eu mal, c'est vrai. Mais ça n'a pas duré.

Presque 7 semaines plus tard, c'est toujours le pied ! Enfin le sein. (!) Son petit surnom, c'est Walking Dead (la série de zombies, tu vois). Les grognements qu'elle fait dès qu'elle a faim, grognements qui s'intensifient au fur et à mesure qu'elle se rapproche de mon téton me font toujours autant rire. Le petit soupir qu'elle pousse dès qu'elle l'a en bouche me fait sourire. Son regard emplit d'amour, de reconnaissance et d'innocence m'émeut, me trouble même. Il me fait réaliser que je suis une maman, SA maman. Bon, des fois elle a le même regard que le mien, quand j'suis bourrée. C'est clair, c'est moins émouvant, mais qu'est-ce qu'on se marre ! Les pics de croissance, c'est vrai,  ce n'est pas évident. Mais ça ne dure pas. A la maison, c'est nichons en open bar pendant 1 à 2 journées. Je passe mes journées les seins au vent, en libre service.

Chaque tétée devient un beau souvenir, elles contribuent à renforcer ce lien magique, unique et fort qui nous unit, juste elle et moi de la plus belle des manières qui soit. C'est plus qu'un coup de cœur, c'est une évidence. Pour rien au monde, même pas pour une clope, moi l'ex-fumeuse invétérée, je n'ai envie d'arrêter !