Tuesday, August 30, 2016

Retour de vacances : bilan alimentaire !




Avoir une formation de diététicienne est à double tranchant pour son propre rapport à l'alimentation et sa gestion du poids (quelle curieuse intro à ce titre n’est-ce pas ?).
D’un côté j’ai une parfaite connaissance des aliments, de leur apport calorique et de leur valeur nutritive, ce qui en soi est un avantage certain. D’un autre côté, ces connaissances viennent souvent parasiter mon alimentation telle que je pourrais l’avoir naturellement. 

Et c’est pourtant ce que je prône depuis quelques années : une écoute de ses sensations alimentaires et de ses envies, qui à mon sens sont la clé d’un poids de forme stable. Ça ne remet pas pour autant en cause ma formation et mon métier, car la diététique est loin de se limiter à la perte de poids (et heureusement !) et l’équilibre alimentaire est primordial pour tout un tas de choses (minute auto-promo): la santé, le traitement et la prévention de nombreuses maladies, le bien-être, la beauté, l’optimisation des performances sportives et j’en passe.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? 

Parce qu’en ce retour de vacances, pendant lesquelles j’ai mangé de façon plus aléatoires et moins gérée (vacances entre copains oblige : je ne fais pas des courses à part et mange comme tout le monde) (à savoir plus gras et plus riche que le reste de l’année), je n’ai constaté aucune variation de poids.

Pour résumer 

Au quotidien : j’ai la chance d’aimer inconditionnellement tous les légumes, à tel point que m'en passer à un repas m'est pesant. Déformation professionnelle peut-être, je ne sais pas, mais aussi loin que je me souvienne, j’aime les légumes. Du coup j'ai tendance à en manger des plâtrée énorme (sans doute souvent au delà de la satiété, par gourmandise et ayant en tête que "ce ne sont que des légumes") sans forcément lésiner sur l'assaisonnement.  Je ne suis, en revanche, pas une grande amatrice de viande, et encore moins de viandes grasses et de charcuterie.
J’aime le fromage mais m’en passe facilement au quotidien.
Mes « points faibles » : les oléagineux à grignoter (on a beau lire un peu partout que les amandes en cas de fringales sont des alliés minceurs, elles n’en demeurent pas moins des petites bombes caloriques),  j’ai aussi la fâcheuse tendance de saupoudrer toutes mes salades de gomasio (sel + sésame) et de graines de courges (en plus de la vinaigrette), je suis dingue d’avocats, férue de chocolat (mais quelle originalité !) et j’aimes les sauces d’une manière générale (je n’aime pas manger sec). Pour résumer : je mange sain mais gras, et préfère me passer de sucre et limiter les féculents que manger maigre.

Ce qui change en vacances : déjà le rythme ! 

Petit déjeuner tardif et à rallonge à base de tartine de beurre (aux cristaux de sel de Guérande ou rien) voire viennoiseries Frédélian (qui connait Frédélian au Cap Ferret sait).
Apéros midi et soir (vade retro satanas), pas exactement labellisé Les Frites Vertes (vive le saucisson, les chips et les cahuètes et remballe tes bâtonnets de carottes merci).
Et repas à base de barbecues pas maigres (échines ou travers de porc, chipo et autres). J’ai quand-même réussi à caser ma salade verte à chaque repas, en plus des frites, pâtes et autres taboulés. Fromage quasiment à chaque repas.
Et les jours fruits de mer : jamais sans mayo/aïoli et tartines de beurre, merci.
Seuls les desserts restaient healthy : fruits, fruits et fruits.
Ah, et j’ai failli omettre les goûters glace avec les enfants, au moins 4 fois dans le séjour. Et pas question de les accompagner avec une pomme.
Je ne m’étendrais pas sur la question de l’alcool (bières, rosé et mojito ponctuant allègrement nos soirées). Heureusement la canicule nous a fait transpirer tout ça fissa (si SI !)



Résultats des courses : pas de prise de poids donc et le sentiment de m’être auto-régulée (mieux qu'au quotidien finalement) sans compter ni me priver, plus vite calée par la densité calorique des repas et sans doute aussi les fortes chaleurs.

Vous allez certainement me dire que :

-          - deux semaines ne sont pas très représentatives. Certes c’est peu. Mais pour les personnes dont le poids fait le yoyo, sujettes aux alternances de phases restrictive/compulsions, ça suffit largement à faire pencher l’aiguille de la balance de plusieurs kilos, croyez-en mon expérience en consultations. 
-          - Je me suis dépensée davantage : certes aussi. Vélo comme essentiel moyen de locomotion, bains de mer (à 17° le premier jour : vive l’atlantique !), joujou avec ma frite verte (cf photo ci-dessous) , transat/bronzette beach-ball etc.
    Mais finalement pas tellement plus qu’en temps normal où je pédale aussi à longueur de Paris et où je cours le weekend.

Tout ça pour enfoncer une porte déjà bien ouverte : l’écoute de son appétit est le b.a.-ba dans la quête d’un poids stable. 

Sur ce, je vous laisse avec quelques photos de ces vacances, bien trop rapidement passées, dans cette région dont je suis littéralement tombée amoureuse il y a 15 ans (le bassin d'Arcachon).
A ce propos, je compte militer pour que les heures de vacances passent aussi lentement que les heures du lundi au boulot, qui me suis?

 Besos todos



                                              


                                    





Monday, August 8, 2016

And the winner is



Tout d'abord, merci à tous pour votre participation et vos petits mots chaleureux qui mettent du baume au cœur et donnent envie de continuer aussi longtemps que possible (soyons fous).
Je dois dire que je suis assez fière de vous : que des bonnes réponses bien développées, well done guys!


J'aurais aimé faire gagner tout le monde, dans un monde magique où les journées durent 40 heures (et le compte en banque ne connaisse pas la couleur rouge) ... en attendant ma fille a accompli très consciencieusement et avec beaucoup de concentration son tirage au sort, et a tiré du chapeau le nom de la gagnante : Audrey audrey.

Voilà, chère Audrey, je n'ai pas tes coordonnées donc si tu peux m'envoyer un mail à siellise@hotmail.com afin que nous organisions notre petit rencard :)

J'ai ralenti ces dernières semaines la fréquence de mes post, pour cause d'activité professionnelle intense, et ça ne risque pas de s'arranger dans les 3 prochaines semaines pour cause de départ imminent en vacances, mais je promets de me rattraper dès la rentrée !

J'en profites pour vous solliciter, étant parfois à cour de sujet à traiter : si vous avez envie que j'aborde certains thèmes précis, n'hésitez pas à m'en faire part, dans les commentaires de ce post par exemple.

Je souhaite de très bonnes vacances à ceux qui ne sont pas encore partis, une bonne reprise à ceux qui sont rentrés et bon courage à ceux qui ne partent pas (la roue tourne).

Besos todos 

Monday, August 1, 2016

1 an !



Un an déjà que je me suis décidée à publier mon premier billet sur Les Frites Vertes, après avoir mûrie l’idée quelques bons mois. Je voulais un blog dont la thématique serait la diététique, mais qui soit aussi très personnel, léger, déculpabilisant et distrayant (rien que ça oui). De là à dire que j’y suis arrivée il n’y a qu’une poignée de calories, que je me garderais bien de grignoter.
En tous cas, je me réjouis de voir que 366 jours plus tard (merci l'année bissextile), mon blog est toujours là, avec un nombre de lecteurs fidèles que je n’aurais pas soupçonnés au départ,  qui commentent toujours de façon bienveillante et cordiale mes petits conseils et ça, ça n’a pas de prix.


Alors merci à tous ! <3

Merci à Caro d’avoir relayé un de mes premiers billets sur son blog, lui donnant ainsi son premier coup de pouce de taille en m’amenant une pelletée de visiteurs (et les lecteurs de Caro c’est un peu le caviar des lecteurs). Merci à Violette (le soleil du net) qui a partagé un autre billet sur sa page facebook, me prêtant aussi une parcelle de ses trendy-modeux-followers.
Merci à Julia d’avoir parlé à deux reprises de mon blog sur sa chronique de Télématin.
Merci à Carole de cuisiner en paix de me suivre depuis le début et de m'avoir fait entrer dans sa blogosphère-culinaire.
Merci à ma beastie Lorène de m’avoir soutenue depuis la création du blog, me soufflant quelques sujets et me harcelant dès que je laisse passer un peu trop de temps entre deux billets.
Merci aussi à … comment ça je ne suis pas en train de recevoir un Oscar ?

Bon, ok, trêve de remerciement,  je vais donc fêter ce premier anniversaire avec un petit concours mettant en jeu une consultation diététique personnalisée chez moi-même (sisi). Le gagnant pourra voir à quel point ma cuisine ne regorge pas uniquement de quinoa bio, de graines de chia et de tofu.

Pour participer, il suffit de répondre (correctement) à cette question, dont la réponse est quelque part sur le blog (si tu es lecteur assidu, la réponse coule de source).

The question is : Au restaurant, une salade composée est-elle toujours un meilleur choix minceur qu’un Burger?  
Vrai ou faux (et pourquoi en 2 lignes sinon c'est trop faç' )

Ma fille tirera au sort le commentaire gagnant le samedi 6 août, de sa petite main potelée (la valide) et innocente.
Et comme, qui dit anniversaire dit aussi gâteau (d’anniversaire), je me suis auto-préparée (vous noterez comme je suis attentionnée) un joli-healthy-pas-trop-calorique-birthday-cake.
Je ne l’appellerais pas gâteau minceur parce que je suis contre ce type de dénomination susceptible de pousser les plus crédules à en reprendre 3 fois, même sans faim, sous prétexte qu’il est léger. Mais je peux vous dire qu’il est sain, bon, plus rassasiant qu’un cake Brossard, et plutôt moins caloriques aussi.

De quoi avez-vous besoin

- 1 yaourt (dans son pot) (qu’on réutilisera) (oui je sais, je ne mettrais pas de copyright)
- 1 pot de farine
- 2 pots de flocons d’avoine
- ½  pot de sucre (j’aime bien le sucre de fleur de coco : très goûtu et à Index glycémique bas)
- ½ pot d’huile de coco
- 1 compote de pomme sans sucre ajoutée
- 2 cuillères à soupe de purée d’amande (ou de cajou)
- une banane écrasée
- 40 g de chocolat noir en pépites (à la fleur de sel pour moi)
- 3 œufs
- ½ sachet de levure chimique
-  des graines de courges pour la déco (et le goût)




Recette 

On mélange tous les ingrédients dans l’ordre de la liste (ou pas) en remuant bien entre  chaque  étape    (oui je  sais,  « facile » mais qui a dit qu’une recette devait être compliquée pour être bonne hein ?)
On met la préparation dans un moule préalablement beurré (ou huile de coco-té) et on enfourne à 180° pendant 30 minutes.
Tadaaaaam :


Sur ce, je vous souhaite bon appétit et m’en vais déguster mon gâteau en attendant vos réponses :)

Petite lécheuse de plat professionnelle 



Friday, July 22, 2016

Comment déjouer les pièges de l’été ?


Alléluia, l’été tant attendu est enfin là, et avec lui soleil, douceur et petites tenues. C’est la saison où l’envie d’être bien dans son corps est la plus forte, et paradoxalement celle de toutes les tentations  (glaces, barbecue, boissons rafraîchissantes et sucrées, beignets et churros …).
Comment le passer sereinement, sans reprendre les kilos souvent perdus (comme je ne le conseille pas) dans l’urgence au printemps ?
Les tentations de l’été :
-       L’ apéro
Hit estival des douces et longues soirées, difficile de snober le sacro-saint apéro : un ou deux (voire 4) verres de rosé, chips, cacahuètes et quelques rondelles de saucissons …  Ce petit frichti parait presque innocent, et pourtant s'il se prolonge un peu, est susceptible d’apporter quasiment autant de calories que le dîner qui va suivre. Pour limiter la casse : remplacez les chips et cacahuètes par des olives (vertes c'est encore mieux) des tomates cerises et des bâtonnets de crudités à tremper dans un tzatziki maison, le saucisson par du jambon de pays et (dans le meilleur des mondes) limitez-vous à un seul verre d’alcool, à siroter doucement.
-       Le barbecue 
Il fait beau et doux, c’est le moment où jamais pour sortir le barbec’ (ou la plancha) et organiser des grands dîners à la fois simples et conviviaux. Barbecue et plancha sont pourtant des alliés minceurs puisqu'ils permettent une cuisson sans ajout de matière grasse. En revanche, ils sont souvent synonyme de viandes grasses : merguez, saucisses en tout genre, magret de canard, entrecôte et côtes de bœuf … et aussi de grandes quantités ! Ainsi, quand les longues soirées estivales s’éternisent autour du barbecue, les fournées se multiplient et on peut alors afficher au compteur des portions de viandes démesurées.  Ainsi, 2 règles simples pour limiter les dégâts du barbecue : on préfère les viandes maigres (poulet, bavette, rumsteck, onglet, magret de canard en enlevant le gras …) et des poissons ou fruits de mer et on limite les portions en étant attentif à sa satiété. Attention également à l’accompagnement : on opte pour des pommes de terre cuites en papillotes d’aluminium et des légumes rôtis sur le barbecue, accompagnées d’une salade verte et on limite les frites (ou on les fait au four) et salades en sauces de type piémontaises et coleslow …
-       Les salades
Plat estival par excellence, la salade composée est aussi associée dans les esprits à plat minceur. Mais c’est loin d’être toujours le cas comme je vous en ai déjà parlé ici (dossier salade composée)
-       Les sodas et jus de fruits 
 L’été, c’est aussi la saison des verres en terrasse quand la soif se fait sentir (= souvent). Pour avoir bonne conscience, certains choisissent un jus de fruits fraîchement pressé, d’autres moins scrupuleux choisissent un soda … sauf que sous ses airs healthy, le jus de fruit, même frais, est équivalent à 7 morceaux de sucres, soit autant qu’un Coca (pas Zéro)  Alors pour une pause boisson fraîche qui ne plombe pas le total calorique de la journée on opte pour un Perrier rondelle, un soda light ou un jus de tomate.
-       Les glaces 
Les marchands de glace ambulants l’ont bien compris, c’est la saison ou jamais pour envahir les trottoirs. Et quoi de plus tentant qu’une glace lorsque la température atteint des sommets et que l’air ambiant est à la détente ? Là encore, il est possible de réduire les excès en faisant les choix judicieux : si les glaces sont très riches car préparées à base de crème, les sorbets ne sont « que » de l’eau sucrée et sont donc nettement plus raisonnables pour la ligne. Ainsi, deux boules de sorbets (fruits de la passion/fraise/citron/fruits des bois …) sont à peine plus caloriques qu’un beau fruit ! Attention, ils n’apportent ni les vitamines, minéraux et fibres qui vont avec, donc ne faites cette « équivalence » que de façon occasionnelle. Bien sûr, mollo sur les coulis et autres toppings (éclats de noisettes, pépites de chocolat, pralins …) qui peuvent tripler l’addition calorique de votre cornet.
On peut également craquer pour la nice cream, nouveauté qui cartonne auprès des foodiesta. Le principe ? Des rondelles de banane congelées et mixées, que l’on peut accommoder selon envie pour une crème glacée onctueuse et peu calorique (exit la crème et les sucres ajoutés) : j'ai testé et c'est assez bluffant (texture crémeuse et onctueuse).  
-       Le goûter sur la plage 
Qui n’a pas été tenté par les vendeurs de « beignets, churros, glaces et pralines » qui arpentent les plages à longueur de journée ? Autant de tentations aussi alléchantes que caloriques. Alors pour ne pas être tentée, an-ti-ci-pez en apportant une mini-glacière (si si, c’est très hype) pleine de tranches de melon ou de pastèques, des abricots ou une belle grappe de raisins … Voilà de quoi être rassasiée, désaltérée et faire le stock de vitamines et minéraux pour une peau de pêche dopée aux béta-carotènes !
Et si vraiment la grosse fringale se fait sentir et la tentation du vendeur ambulant se fait trop forte, préférez une crêpe au sucre à l’option churros/beignets.
-       L’activité à la plage

Votre activité favorite consiste à faire la crêpe au soleil, en alternant dos et ventre pour parfaire votre bronzage ? C’est certes tentant mais la meilleure façon de bronzer uniformément c’est de bouger. Alors on s’active un peu et on se lance dans une marche pieds dans l’eau voire du longe-côte, un beach voley, des raquettes avec vos enfants ou vos copains, quelques brasses dans la mer ou même des sports de glisses pour les plus téméraires. Vous y gagnerez sur tous les fronts : dépense calorique, santé, et bronzage parfait : merci qui ?

Wednesday, July 6, 2016

On mange quoi devant l'Euro 2016 (qui change de la pizza) ?




A moins de vivre reclus dans une grotte au fin fond d’une contrée lointaine, vous savez que la France est arrivée en demi-finale de l’Euro. Et phénomène étrange, à ce stade avancé de la compétition même les allergiques au football  (moi) commencent à se prêter au jeu du supporter.

Seuls quelques irréductibles récalcitrants vont profiter du fait que l’ensemble de la population soit devant la télé pour squatter les terrasses délaissées (j’avoue que l’idée n'est pas loin de m'avoir effleurée).

Mais si on est ok pour regarder (en diagonale) un match (en buvant un verre de rosé et refaisant le monde avec sa bestie) à grand renfort de commentaires très pertinents "il est canon le numéro 9 quand même !", pas question de se mettre au régime pizza/chips/saucisson pour autant.

Alors quels sont les secrets d’un plateau-match-de-foot sympa, bon et équilibré ?

Pour être équilibré, le plateau doit (idéalement-dans-un-monde-parfait) réunir :

-          - Des protéines (de préférences peu grasses) : jambon de pays, crevettes, thon (en tartinade), saumon fumé, viande des grisons, surimi …
-          - Du pain (ou dérivés) : pita, tortilla, feuilles de brick …
-          - Des légumes : bâtonnets de légumes (carottes, concombre, céleri, fenouil …) tomates cerises, ou soupe froides (gaspacho)…
-          - Un produit laitier : fromage blanc ou petit suisse (pour préparer des sauces pour les bâtonnets de légumes) ou fromage frais (chèvre frais, saint-morêt …) pour confectionner des toasts ou wraps …
-          - Des fruits 

Qu’est-ce qu’on fait de sympa avec tout ça ?


-         Des wraps 


On garnit des tortilla de maïs ou des wrap de blé d’une sauce à base de petit-suisse/ciboulettes/moutarde ou de fromage frais, de poulet/saumon fumé ou thon et de quelques feuilles de salade (romaine, laitue, ou roquette). On roule bien et on découpe en tronçon.
Exemple d'une recette à base de thon et une autre de poulet.

-         Des bricks 


Alternative originale et légère aux nems et samoussa (très riches), les feuilles de brick peuvent être garnies au grès des envies : thon/fromage frais/ciboulette, poulet/crème légère et curry, bœuf haché maigre/oignons et petits pois, saumon/crème/épinards
Préparer la garniture à la poêle (tout doit être bien cuit), en farcir la feuille de brick.
La plier en triangles, l’attacher en aumônières ou la rouler façon nems, puis la dorer à l’aide d’un pinceau et de jaune d’œuf et à mettre au four une quinzaine de minutes.

-         Des tartines/toasts 


Déclinables à l’infini, les tartines peuvent être froides : tranches d’avocat/rondelles de concombre/crevettes ou tzatziki/saumon fumé/lamelles de radis/ciboulette
ou chaudes façon pizza : sauce tomate maison (oignons/coulis de tomates/origan), jambon cru, champignons, mozzarella passées quelques minutes au four.
A faire de préférence sur du pain au céréales ou complet pour leur index glycémique plus bas (et éviter la fringale de la 3è mi-temps).



-          Des croque-monsieur améliorés (pour ceux qui ont l’appareil adequat)

Ma recette phare : une fondue de courgettes très finement émincées et revenue dans une goutte d’huile d’olive puis mélangée à une vache qui rit et de la viande des grisons ou du jambon de parme, le tout dans du pain de mie aux céréales.
On peut également utiliser de la tapenade et du blanc de poulet, du saumon et du fromage frais, des tomates séchées, de la roquette, une fondue d’oignons et de la viande de grisons
A couper en 4 triangles : bon, joli, sain et coloré

-          


       Des sauces pour dips 


Les bâtonnets de crudités c’est sympa, mais c’est pas foufou. On se confectionne donc des petites sauces variées et appétissantes  pour égayer tout ça. Mes bests : roquefort/petit-suisse/ciboulette, caviar d’aubergine (aubergines en purée/filet d’huile d’olive), houmous maison variés (on encanaille l’houmous traditionnel avec du pesto,  ou un soupçon de harissa ou des tomates séchées lien), guacamole.

-         Des mini-brochettes 

Sur des cure-dents : une bille de melon/une lanière de jambon de pays, une tomate/une bille de mozza, une olive/un dé de concombre/un dé de fêta etc etc
(Recette de la photo ici)
Vous pouvez également faire des brochettes de fruits pour le dessert : pastèque/melon/fraise/feuille de menthe  

Voilà de quoi vous régaler sainement et glamouriser un peu la soirée testostéronnée. 

Attention : prévoyez des quantités conséquentes car il ne faut pas exclure que vos comparses mâles se détournent de leur sacro-sainte pizza pour piocher sur vos plateaux, l’air de rien …


Sur ce, je vous souhaite à tous un bon match (ou un bon non-match) (car ce plateau télé est également compatible avec un visionnage de Bridget Jones).


Wednesday, June 15, 2016

Les applis de régime : je télécharge ou pas?




Vous avez été plusieurs à me demander ce que je pensais des applis smartphone de type compteur de calories. Elles sont très nombreuses sur le marché et sont très largement téléchargées : de My fitness Pal à Fatsecret en passant par Lifesum, elles rencontrent un grand succès.

Pourquoi un tel engouement ?

Tout simplement parce qu’elles permettent leur utilisateur d’être leur propre diététicien ! Plus de régime à suivre, d’aliments à peser, de liste d’aliments autorisés et interdits. On mange ce qu’on veut, dans la limite de la barrière calorique qui nous a été établie. Et si l’envie nous prend de se faire une journée tartines de Nutella, qu’il en soit ainsi.


Mon avis

Si vous me lisez régulièrement, vous devez savoir que mon avis est partagé sur la question.

Tout d’abord, je ne suis pas fan du comptage de calories, qui à mon sens parasite l’écoute de nos besoins.
En revanche, le fait d’avoir une liberté totale quant à la nature de ce qu’on choisit de manger, va cette fois plutôt dans le sens d’une écoute de nos envies  (tout du moins au début de la journée quand on a à disposition toutes les calories).

Reste de gros point noir de ces applications : l’établissement du niveau calorique à ne pas dépasser.

Comment est calculé le niveau calorique à atteindre ?

C’est là que le bât blesse !
C’est à partir de vos réponses à 4 questions sur votre âge, votre poids actuel, votre objectif de poids et votre taille que l’application vous établit LE niveau calorique à atteindre.
Il ne prend absolument pas en compte les facteurs de variabilité tels que :

          - Votre métabolisme de base (qui est propre à chacun et très changeant d’une personne à l’autre)
          - Votre activité physique
          - Votre « passif » de régime : avez-vous déjà fait des régimes restrictifs ? Etes-vous un petit ou un gros mangeur ? Etes-vous en restriction continue depuis plusieurs années ?

Le fait est qu’à poids, taille et âge égaux, deux personnes peuvent avoir des besoins caloriques foncièrement différents. Ces applis prennent donc le parti de proposer des niveaux caloriques bas, pour que l’amaigrissement fonctionne pour tout le monde. Au risque d’astreindre des personnes dont les besoins sont plus élevés, à un niveau calorique trop bas, provoquant ainsi, certes un amaigrissement, mais aussi de la faim et vraisemblablement des frustrations.

Alors comment évaluer justement ses besoins caloriques ?

A moins d’être en possession d’une machine très performante qui mesure la calorimétrie respiratoire (faisable en milieu hospitalier uniquement), la façon la plus juste d’évaluer les dépenses caloriques d’un individu est de faire une enquête alimentaire détaillée. Cette enquête, si elle est bien menée, permet d’établir le niveau calorique consommé en moyenne par jour.

Il est ensuite mis en relation avec l’évolution du poids de la personne :

        -  Si la personne a un poids stable : ses dépenses caloriques sont à peu près au niveau de ses apports, donc du niveau calorique journalier établi par l’enquête
        -   Si la personne a un poids qui est en augmentation régulière : ses dépenses caloriques sont légèrement en dessous de ses apports (plus ou moins en fonction de la courbe de prise de poids plus ou moins ascendante)
         - Si la personne fait déjà attention à son alimentation et est en phase d’amaigrissement : ses dépenses sont légèrement supérieures à ses apports.

Pourquoi est-il primordial de bien évaluer ses besoins caloriques ?

Tout simplement parce qu’il est contre-productif de s’infliger des régimes trop basses calories à répétition et dès le plus jeune âge (ce qui est de plus en plus souvent le cas).
Une femme dont les besoins sont de 2000 calories par jour, et qui pourrait facilement perdre du poids à 1600 voire 1700 calories, et qui va s’infliger un régime à 1200 calories, risque d’une part de dérégler son métabolisme (qui, sur le long terme, adapte ses dépenses à ce qu’on lui apporte) et d’autres part, de générer faim et frustrations, avec un effet rebond à la fin de la diète ( provoquant le phénomène du poids en yoyo).



Et l’équilibre dans tout ça ?

Ces appli, pour la majorité, n’abordent que très peu voire pas, la notion d’équilibre alimentaire.
En pratique, on peut manger du fromage ou du chocolat toute la journée, du moment qu’on est dans le seuil calorique conseillé : on est félicité.
Sur ce point, je trouve que l’application permet de dé-diaboliser des aliments plaisirs, et de mettre fin à la croyance ancestrale qui fait rimer régime avec « fadeur » et « poisson vapeur ».
Par ailleurs, dans les faits, on constate que si l’on réussit à être vraiment à l’écoute de ses envies, sur le long terme, celles-ci traduisent assez-bien nos besoins physiologiques et on mange naturellement assez équilibré.

Par exemple, quelqu’un qui aura été frustré par des privations à répétitions, et qui va choisir pour cette expérience de ne manger que ses aliments favoris (burger, frites, pizza, fromage …) va rapidement constater que ses envies évoluent : il se tournera alors naturellement vers des aliments moins caloriques et plus riches en vitamines, fibres et minéraux (fruits, légumes, laitages …).

Verdict

Si ces appli sont assez ludiques et permettent de limiter ses apports caloriques tout en mangeant les aliments qui nous attirent, je reste convaincue que notre meilleur régulateur calorique est notre propre organisme et les signaux qu’il nous envoie.
Compter les calories à longueur de journées rend l’alimentation obsédante alors qu’elle devrait être naturelle.
Elles peuvent cependant être utiles à ceux qui surveillent leur poids, dans certains cas précis (au restaurant lorsqu'elles hésitent entre le cheesecake et le brownie ou la bavette et le dos de saumon) en indiquant l'alternative la moins calorique.
A utiliser avec parcimonie !


Wednesday, June 8, 2016

Quid des salades composées




Le soleil daignant enfin sortir de l’épaisse couche de nuages et du rideau de pluie derrière lesquels il était planqué depuis deux bonnes semaines, me revoilà avec des envies de salade composées. 

La salade composée et moi vivons une très grande histoire d’amour : déclinable à l’infini, je ne m’ennuie jamais avec elle. Impossible de se louper, pas de recette à suivre, je me laisse guider par mes envies (et par ce que le frigo daigne m'offrir) et le tour est joué.
Une bonne salade composée est celle qui mélange les textures (du cru, du cuit), les températures (poulet chaud, crudités froides), du juteux (tomates), du croquant (graines), du fondant (avocat), et qui maîtrise le parfait équilibre entre le doux, l’acide et le sucré … bref, je pourrais passer des heures à vous en parler mais je vais tâcher de vous épargner mes digressions et rentrer dans le vif du sujet. 

A savoir : est-ce que salade composée rime toujours avec plat équilibré/sain/léger?

Et au risque d’en décevoir certains, la réponse est non.


Une salade au restaurant n’est pas toujours le meilleur choix à faire, et toutes les salades ne se valent pas.

Passage au crible des plus célèbres d’entre elles :

-         -  La salade caesar :  


C’est la star incontestée des salades composées depuis quelques années : de la brasserie tradi au resto du coin en passant par le lounge branché, pas une enseigne ne l’oublie à sa carte.
Comme toutes les salades, on l’associe souvent à minceur et on est persuadé d’avoir fait un sacrifice calorique en la choisissant au détriment d’une bavette/frites ou d’un burger … mais rien n’est moins sûr !
Sa base : de la salade romaine, des morceaux de poulet rôti (jusque-là tout va bien), des croutons, des copeaux de parmesan, et une sauce traditionnelle particulièrement riche à base d’huile, de jaune d’œuf et de crème d’anchois.
Certains restaurants adaptent la recette en proposant du poulet frit voire pané,  et en y ajoutant de l’avocat ou des œufs durs.
Bref, une belle salade Caesar peut chiffrer jusqu’à 600 calories l’assiette, dont la moitié issue de graisses : pas exactement un choix minceur.

-         La salade niçoise :  


Salade old-school cette fois, qui vient cotoyer la new-age caesar à la carte des brasseries : meilleure alternative minceur ? Indiscutablement : oui !
Sa base : du thon, des anchois, des œufs durs, des oignons, des poivrons, des olives et de la sauce à base d’huile d’olive,  la niçoise est une mine de protéines de bonne qualité, de fibres, vitamines et minéraux .
 Si la recette traditionnelle ne contient pas de riz, on le retrouve cependant souvent dans la liste des ingrédients pour une niçoise revisitée. Le riz lui apporte ainsi la dose de glucides complexes nécessaire pour ne pas tomber en hypoglycémie 1 heure après le repas.
Pour les recettes sans riz, accompagnez là d’un morceau de pain (complet/céréales serait le comble du luxe). 

-         -  La cobb salade : 


Cousine de la caesar salade, la cobb salade nous vient également des Etats-Unis dont la gastronomie ne rime pas toujours avec légèreté. La cobb salade en est la parfaite illustration : ses ingrédients de base sont des avocats en grande quantité, du lard fumé, du poulet, des œufs durs, du roquefort ou du bleu, un peu de laitue et de tomates le tout généreusement assaisonnée d’une sauce ranch très riche.
La belle assiette apporte en moyenne 700 calories dont une majorité de graisses saturées (seul l’avocat apporte un peu de bon gras).
Ça n’est donc pas la salade minceur par excellence (l'assiette peut avoisiner les 800 cal, soit autant qu'un burger), mais comme je le dis toujours, aucun aliment n’est interdit et le plaisir avant tout ! Donc si vous êtes une inconditionnelle de la cobb, ne vous privez pas mais tâchez de la déguster en pleine conscience et d’attendre que la faim revienne avant de vous remettre à table.

-         La salade grecque : 


Fêta, olives noires, oignons rouges, tomates, concombre, huile d’olive, la salade grecque est riche en fibres, vitamines, minéraux, ainsi qu’en lipides (fêta, olives, huile d’olive), relativement pauvre en protéines et dénuée de glucides complexes (féculents). Elle n’est pas exagérément calorique mais elle ne sera pas non plus très rassasiante car pauvre en protéines. Accompagnée d’un morceau de pain, elle peut faire office de repas équilibré et vous pourrez alors miser sur les protéines au repas suivant. 


-          - La salade du Sud-Ouest


Pommes de terre, gésiers/ magrets de canard voire toasts de foie gras, fromage de chèvre, mâche et cerneaux de noix, vinaigrette à l’huile de noix : la salade périgourdine peut se targuer d’être une salade à forte valeur calorique (comme la cobb, elle peut frôler les 800 calories chez certains restaurateurs). Mais, si elle est fortement énergétique, elle est aussi intéressante sur le plan nutritionnelle : rassasiante, riche en protéines et en bonne graisses puisque les graisses de volailles sont cardio protectrices et les noix (et l’huile de noix) sont riches en acides gras mono-insaturés.
En faisant light au repas suivant, la salade du sud-ouest n'est pas un mauvais choix.

-         -  La salade de la mer/océane : 


Saumon, crevettes, sardines et/ou anchois et crudités variées, les salades de la mer sont généralement des bons choix pour ceux qui surveillent leur poids : riches en protéines de bonne qualité, en bonnes graisses, en crudités variées, n’hésitez pas à lui ajouter un morceau de pain pour un meilleur rassasiement.
Attention cependant, certains restaurant proposent des toasts blini/tarama (très gras et caloriques) ou des rillettes de la mer (saumon, thon …) qui sont généralement préparées à base de crème ou de mayonnaise et rendent la salade plus riches et moins intéressante sur le plan nutritionnel.


-         -  La tomate/mozza (ou Burrata) :  


Elle est souvent associée à «salade minceur » à tort ! Riche en graisses et peu rassasiante, la salade mozza fait plus office d’entrée que de plat complet, et risque de vous laisser sur votre faim si vous la choisissez en plat unique.  La mozza, sous ses airs de fromage frais et léger, est en fait assez riche en graisses, et une boule pesant en moyenne 120g apporte rien qu’à elle 300 calories et 20g de lipides !

-          La salade italienne :  


Antipasti de légumes grillés et marinés à l’huile d’olive (courgettes, aubergines, tomates séchées, artichauts …), copeaux de parmesans, chiffonnade de jambon italien : c’est une salade assez riches en graisses mais saine et rassasiante. Elle a l’avantage d’être plus digeste que les salades de crudités car les légumes sont cuits et est donc un bon choix pour les intestins fragilisés par les crudités à répétition.
 Accompagnez-la d’un peu de pain (évitez les gressins, plus gras) pour un repas complet.  

-          - Salade Les Frites Vertes :

Je vous dévoile donc une de mes "recettes" phares : des lanière de poulet mariné (1/3 sauce soja , 1/3 vinaigre balsamique, 1/3 miel), du quinoa (ou du riz sauvage, compter environ 30g cru par personne), des champignons de paris finement émincés, des tomates séchées, des tomates cerises, de la romaine et de la roquette, de l’avocat (1 pour 3 ou 4 personnes suffit), un petit oignon nouveau, quelques graines de courges grillées, une vinaigrette à base d’huile de sésame (quelques gouttes suffisent tellement elle est parfumée), de vinaigre balsamique et de sauce soja et quelques feuilles de coriandre. 
Des protéines maigres, des féculents à faible index glycémique, des légumes, des bonnes graisses et une explosion de saveurs et de textures, what else?

On résume : pour être à la fois complète, équilibrée, rassasiante et pas trop calorique, la salade doit se composer d'une protéine, maigre de préférence (poulet, thon, crevettes, jambon, oeufs ...), de légumes, d'un féculent (lentilles, pâtes, semoule, quinoa, riz, maïs) ou à défaut d'un morceau de pain. Les ingrédients gras (fromage, oléagineux, avocat, lardons...) doivent représenter moins de 10% du volume total et la vinaigrette se limiter à 2 cuillères à soupe.
Au delà, c'est une salade riche. 

Pour conclure : inutile de choisir une salade à contre-cœur au restaurant alors que vous lorgnez sur une entrecôte, en pensant faire un choix minceur. D'une part c'est souvent faux, d'autre part, il est toujours préférable de manger ce qui vous tente vraiment au risque de générer des frustrations et des compulsions. 
Les salades de restaurants sont très souvent riches : très copieuses, agrémentées de fromage/noix/toast/tartinades/charcuteries/avocats et très généreusement assaisonnées. Pour ceux qui surveillent leur ligne, une bavette/pommes de terre sera souvent un choix moins calorique.